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Un Tunnel Solaire de 3 kilomètres entre Paris et Amsterdam

Une portion de trois kilomètres du tunnel emprunté par le Thalys - a été entièrement recouverte par des panneaux photovoltaïques. La qui avait débuté il y a un an est désormais opérationnelle.

Un Tunnel Solaire de 3 kilomètres entre Paris et Amsterdam

Un Tunnel Solaire de 3 kilomètres entre Paris et Amsterdam

Initialement conçu pour protéger les forêts présentes sur le tracé du Thalys,  et pour éviter une déforestation importante, le rôle environnemental de ce tunnel est aujourd’hui renforcé : Sur un peu plus de 3 kilomètres, 16 000 panneaux solaires produisent l’énergie suffisante pour alimenter la gare d’Anvers ainsi que tous les trains circulant en Belgique durant une journée, soit environ 3,5Mw/heure pour une année. L’ensemble du projet est estimé à 20,1 millions de dollars.

http://www.youtube.com/watch?v=Sc7ahEzVt1U&feature=player_embedded

« Pour les opérateurs de train, c’est le moyen idéal de réduire leur empreinte carbone car vous pouvez utiliser des espaces qui n’ont pas d’autre valeur économique et les projets peuvent être livrés rapidement, car ils n’attirent pas ou peu de contestations », a déclaré Bart Van Renterghem, chef britannique de la société d’énergie renouvelables belge Enfinity, à l’origine de l’installation des panneaux. « Nous avons une série de projets similaires autour de Londres, avec des exploitants ferroviaires et des services publics, mais ils sont pour le moment en attente. » indique celui-ci… Pour rappel, un architecte Suédois proposait il y a peu de temps, un projet permettant de transformer nos autoroutes en centrales solaires.

Catégorie:International
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L'auteur
Edouard Malsch

Urbaniste, Géographe, Co-Fondateur & Community Manager pour UrbaNews.fr.

5 Commentaires

  • 7 juin 2011 à 14:43
    blutch

    Quand on sait qu’une (seule) éolienne terrestre actuelle produit 3Mwh, ça laisse rêveur sur la fumisterie qui entoure aujourd’hui le photovoltaïque… Oui c’est une énergie d’avenir, sans doute même à une échéance plus proche qu’on ne le pensait il y a 2 ou 3 ans, mais pour encore quelques années, en terme de coût/rendement, c’est avant tout de la com…

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    • 7 juin 2011 à 15:07

      Comme le souligne l’un des concepteurs, l’intérêt d’un tel projet réside dans le fait d’utiliser des espaces qui n’ont pas d’autre valeur économique ;)Après Solaire ou éolienne c’est un autre débat ^^

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    • 7 juin 2011 à 15:19

      3MWh, cela reste cantonné à des éoliennes d’un sacré calibre (comme l’éco100 d’astom, équipée d’un rotor de 100m de diamètre).

      Un linéaire de 3 km en photovoltaïque pour avoir une énergie équivalente à une éolienne peut semble dérisoire, mais si l’on tiens compte des règles d’urbanisme, une éolienne possède une emprise au sol bien supérieure : celles-ci ne devant pas se trouver à moins de 500 mètres de zones habitées.

      Le principe de ce type d’installation, en plus de la com’, c’est également la formation du personnel et l’expérimentation de l’exploitation d’une installation importante. Cela permet aux services locaux de se doter d’une expérience, et surtout d’une estimation des coûts d’entretien.

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  • 7 juin 2011 à 18:26
    blutch

    On a essayé de préparer une filière à grands coûts de subvention, alors qu’on s’aperçoit que la niche est déjà finie au niveau industriel. Elle est dans les mains des chinois, des allemands, des japonais. Niveau emplois industriels, R&D, c’est la misère en France, et c’est probablement trop tard. Alors oui de nombreux emplois sont créés pour la mise en œuvre et la maintenance, mais c’est une économie encore sous perfusion pour une dizaine d’années en France (contrairement en Italie où la parité réseau est déjà atteinte ou presque parce ce que le coût du Kwh « traditionnel » est beaucoup plus cher, et que le Kwh photovoltaïque également moins cher). Pour rappel, avec nos normes (intégration au bâti notamment) et la spéculation, on a le coût du Kwh photovoltaïque installé le plus cher d’Europe.

    Avec les nouveaux tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque, le retour sur investissement est de 14 ans (contre 7/8 ans en 2010). Or ce sont des investissements significatifs quand même à 1000€ du m²… Et ce que je voulais dire c’est que cet argent pouvait être investit dans des aménagements certes moins tape à l’œil mais plus pragmatique au niveau écologique. Alors oui la baisse des tarifs de rachat était trop brutale mais probablement nécessaire. Le PV était devenu un pur produit financier (avec une rentabilité excellente mais sur le dos des contribuables) avant d’être un produit écologique. Et y’avait pas mal de moutons noirs parmi les installateurs…

    Quand à la surface au sol d’une éolienne, si vous allez voir là où elles sont mises dans des champs agricoles, leur emprise est plutôt faible, et les agriculteurs sont les bras ouvert car la redevance est très intéressante ! Rapporté au kwh, c’est sans comparaison avec les champs solaires traditionnels au sol qui s’étendent sur des dizaines d’hectares. Sinon je suis d’accord avec vous, que ici c’est la valorisation d’un espace théoriquement « perdu » qui est intéressant. Ce qui est aberrant, c’est que ces ce type d’installation (toiture industrielle de grosse capacité) qui sont aujourd’hui les moins valorisés par l’Etat depuis sa réforme sur le prix de rachat du PV, alors que c’est d’un point de vue performance et d’urbanisme les plus pertinentes ! et de loin. Mais derrière il y a des lobbies énormes.
    Autre démonstration des lobbings sur le photovoltaïque. : on voit très peu de pub sur le solaire thermique, celui avec qui le PV se concurrence nos toitures d’immeubles, alors qu’il est beaucoup plus écolo (rendement plus élevé, stockage de l’énergie, ressource qui profite directement au locataire, énergie grise plus faible…). Après me direz vous, Rome ne s’est pas fait en un jour…

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    • 7 juin 2011 à 18:45

      Vous avez, je crois, parfaitement résumé les problèmes du photovoltaïque ; aussi ne reviendrai-je pas dessus.

      Je me permets néanmoins de préciser mon exemple « d’emprise au sol ». Je tentais par là d’expliquer, assez maladroitement, que le grand éolien n’est pas une solution viable en milieu urbain. Comme vous le soulignez, dans ce cadre, l’absence de valorisation de l’utilisation des toitures industrielles est particulièrement aberrante.

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