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Journées d’étude : cartographies sensibles vers une ville imaginaire et invisible

La transformation permanente de la ville, aussi complexe soit-elle, marque l’histoire. Le récit de son évolution nourrit la créativité des urbanistes et attise la curiosité de l’urbain qui sommeille en chacun. Au fond, tout individu est acteur de la ville qui se transforme. Nous sommes tous à la recherche de liens et de cohérence entre infrastructures urbaines et milieu naturel. La ville n’est pas logique, elle est éminemment sensible ; son dessin se façonne désormais à travers la collaboration entre les praticiens de la ville et ceux qui la vivent.

Ainsi, la participation citoyenne est de plus en plus ancrée dans les projets urbains, si bien qu’elle devient une étape nécessaire au processus de conception. On co-labore, au sens étymologique du mot, on travaille en union, en simultanéité. Et de cette union naissent de nouveaux outils, allant du brainstorming paperboard et post-it aux cartographies et applications numériques sophistiquées ; mettant en avant les expériences de l’usager comme véritable expertise du territoire. Rapidement, on peut citer les travaux de Repérage Urbain notamment pour leur outil de participation web citoyenne « Carticipe » à Strasbourg et Marseille ; ou l’initiative comparable de la Ville de Paris « imaginons.paris« , plateforme participative (voir aussi son fil d’actualité Twitter) en vu de la modification du PLU de Paris. Ces projets mériteraient d’ailleurs un billet consacré à part.

Citons aussi, dans un genre plus hybride entre workshop et cartographie web, l’excellente application Unlimited Cities, du collectif Urban Fabric Organisation [UFO]. Regardez plutôt :

Et pour les plus curieux, vous pouvez tester l’application en vous rendant sur cette page.

Un événement pour parcourir la ville sensible

Nous voulions surtout mettre en avant un événement : Cartographies sensibles et projets urbains. Deux journées consacrées à l’étude de l’approche sensible des villes, sa portée esthétique et mesurer ses dimensions aux différents projets de planifications urbaines qui tentent de les contenir ou contraindre. Ces journées tenteront de percer les mystères du patrimoine invisible de la ville, son potentiel à véhiculer un imaginaire nostalgique ou futuriste… Cet événement est organisé par La Fin des Cartes ? et le CSTB en partenariat avec Bellastock et le Labex CAP (Création, Arts et Patrimoines).

Le programme

Le jeudi 13 novembre à l’école d’architecture Paris-Belleville

Matinée :  Expériences urbaines géolocalisées. Navigations numériques et déambulations urbaines : Quelles approches sensibles des villes sous le prisme des interfaces numériques ?

Une matinée riche en retours d’expérience, notamment par l’intervention d’Alain Renk, conseiller pour la Ville Numérique de l’Institut Mines Telecom et co-fondateur du collectif Urban Fabric Organisation [UFO], cité plus haut. Notons également l’intervention de Pascal Ferren, chargé de projets du pOlau [pôle de recherche et d’expérimentations sur les arts et la ville], sur la définition de la notion de carte sensible et de ses pistes d’analyse.

Après-midi :  Pratiques de la vie urbaine, esthétique et formes de vie 

Une après-midi consacrée à la représentation de la ville sensible, marquant l’enjeu d’interroger la prise en compte des dimensions subjectives, imaginaires et émotives dans la représentation des espaces urbains en projet.

Le vendredi 14 novembre : rencontre sur site : île St Denis

Matinée : Visite du site Bellastock sur l’Île-Saint-Denis (93)

Après-midi : Table ronde « De la ville sensible à la ville invisible, une autre représentation des territoires est-elle en train de s’inventer ? »

Une après-midi qui vient en écho de la visite sur le site de l’Île Saint Denis, interrogeant les dimensions invisibles de l’espace urbain et leurs possibles représentations/traductions scientifiques et artistiques.

La fin de la journée marque le lancement officiel de FACT : Fabrique ACTive du paysage. Lisez plutôt :

Le programme FACT défend une conception urbaine moins techniciste et plus respectueuse des rapports subjectifs, sensoriels et émotionnels aux lieux. (…) il vient directement contrer un certain urbanisme planificateur (…) centré sur une « objectivation » du réel, sur l’indexation d’éléments – physiques ou démographiques– , considérés comme structurants. Avec la remise en cause de cette pensée, d’autres conceptions urbaines, plus sensibles et humaines s’inventent. Mais quelles sont ces données sensibles ? En quoi consistent-elles ? Peuvent-elles être représentées, prises en compte et intégrées dans les projets urbains, et sans être de nouveau objectivées et in fine indexées au même titre qu’un certain nombre d’autres données statistiques ?

Cliquez sur l’image ci-dessous pour consulter le programme complet des deux journées :

Image fin des cartes

Comment s’inscrire ?

Informations sur l’itinéraire et réservation conseillée via : lafindescartes@gmail.com

Comment s’y rendre ?

Le jeudi 13 novembre : École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Belleville _ Salle 12
60 boulevard de la Villette / 75019 Paris
Accès Métro : Ligne 11 – Belleville / Ligne 2 – Colonnel Fabien

Le vendredi 14 novembre : Théâtre-Centre culturel Jean Vilar
Adresse : 3 Rue Lénine, 93450 L’Île-Saint-Denis
Métro : RER D Saint-Denis
Accès : Station St Denis, traverser le pont pour Île-Saint-Denis
Le centre culturel est juste derrière la mairie de l’Île-Saint-Denis, après le pont à gauche

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L'auteur
Bruno Morleo

Rédacteur et associé / Diplômé en Master Génie Urbain, spécialité développement urbain durable - Chargé de mission Développement Durable au sein d'une collectivité territoriale.

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