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Séoul se sépare de ses autoroutes urbaines

Ahyeon Overpass

Ahyeon Overpass

Périphérique, rocade, contournement, la langue française semble des plus riches pour désigner les autoroutes urbaines. Symbole d’une mobilité universelle acquise à la voiture.

La reconquête de ces vastes espaces a débuté depuis plusieurs années. A notamment, un projet populaire en plein cœur de la ville a abouti en 2005 à la transformation d’une urbaine traversant le centre-ville en une promenade de presque 6 km de long. Depuis, prolifèrent les études sur l’avenir de ces monstres de béton… La réalisation coréenne, forte de son succès, est souvent citée en exemple.

Séoul - Cheonggyecheon

Séoul – Cheonggyecheon

Si Séoul fait référence avec Cheonggyecheon, c’est aujourd’hui un projet similaire qui nous intéresse : la démolition de la première autoroute urbaine coréenne Ahyeon Overpass construite en 1968. Ce vieux viaduc routier est un véritable symbole de la modernisation rapide du pays, et d’un accroissement considérable des infrastructures de transport durant les années 1960 à 1980. Au total, 101 viaducs ont ainsi été construits à Séoul au cours de cette période. Mais la plupart de ces infrastructures ont mal vieilli et leur coût d’entretien devient insoutenable pour les autorités locales.

Ahyeon Overpass - Crédit Gusts Of Popular Feeling

Ahyeon Overpass – Crédit Gusts Of Popular Feeling

Un nouveau site propre réservé aux autobus devrait remplacer l’ancienne structure.

Reconnaissant l’importance historique de Ahyeon Overpass, les autorités ont permis aux piétons de se l’approprier samedi dernier, avant que la déconstruction ne démarre. Un événement inédit pour profiter du paysage urbain depuis un lieu longtemps occupé par les seules voitures. Séoul devrait également réutiliser certains éléments du viaduc pour une exposition au Musée de l’Histoire de la Ville intitulée « Adieu, Overpass !« 

Ahyeon Overpass - NEWS 1

Ahyeon Overpass – NEWS 1

Un nouvel exemple qui pose la question de la reconversion de ces infrastructures routières, encore bien présentes sur le vieux continent. Ces exemples montrent qu’il est tout à fait possible d’envisager la destruction, sous couvert d’un projet de , d’un aménagement paysager ou d’un projet urbain et écologique porté par les élus et la populations…

Source : http://populargusts.blogspot.fr

À propos Edouard Malsch

Urbaniste, Géographe, Co-Fondateur & Community Manager pour UrbaNews.fr. Titulaire d'une licence de Géographie et d'un Master 2 Aménagement & Développement Territorial.

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