Une vidéo complètement folle d’un rendu de destruction de certain des plus haut bâtiments du monde !
Il s’agit en réalité d’un extrait de Life After People, diffusé sur le canal History. Crée par David de Vries et d’une durée d’environ une heure et demie, ce documentaire américain aborde le même sujet que le bouquin d’Alan Weisman, The World Without Us. Des thèmes similaires y sont abordés, notamment l’avenir de la faune et la flore, la dégradation rapide de nos constructions ordinaires et celle, plus lente, de nos monuments. Le tout est illustré avec force effets spéciaux très impressionnants qui ne dépareraient pas dans un film catastrophe.
Le but de l’exercice est d’imaginer comment réagirait la nature si nous devions disparaître du jour au lendemain. Le documentaire se déroule de façon chronologique en commençant par les phénomènes qui se produiraient quelques jours après la disparition des humains pour aller plus loin dans le temps, jusqu’à 10 000 ans plus tard…
En contrepartie, le ton calme (voire enjoué) des spécialistes interviewés offre un contraste saisissant. Ils comprennent qu’il ne s’agit que d’un exercice de spéculation et proposent les hypothèses qui leur semblent les plus raisonnables. L’un d’eux s’amuse à pousser la spéculation plus loin: il imagine que les chats s’installeront dans les squelettes de buildings envahis par la végétation grimpante, pour y trouver une profusion de rats, de pigeons et d’insectes à se mettre sous la dent. En vivant suffisamment longtemps dans un habitat en hauteur, ils pourraient survivre jusqu’au jour où l’évolution les doterait «d’ailes» comme celle des écureuils volants. Il y a matière à construire des scénarios post-humanité tout à fait disjonctés.
Le documentaire se déroule de façon chronologique en commençant par les phénomènes qui se produiraient quelques jours après la disparition des humains pour aller plus loin dans le temps, jusqu’à 10 000 ans plus tard. La corrosion de l’acier qui soutient les structures les plus spectaculaires se ferait à un rythme à peu près égal, ce qui créerait une période d’effondrement général — environ 200 ans après l’humanité —, notamment celui de la tour Eiffel (sur un fond de ciel d’apocalypse) et de la Space Needle. Les buildings new-yorkais dont la base reposerait dans la boue finiraient par perdre l’équilibre (bonjour les scènes du World Trade Center). C’est avec beaucoup d’effets spéciaux et une délectation tout américaine qu’on nous montre la fin abrupte de nos monuments culturels.
Personnellement, j’ai trouvé plutôt poétique à voir cette végétation et cette faune reprendre le dessus dans une expansion fulgurante. La région entourant Tchernobyl où tout a été irradié, par exemple, connaît aujourd’hui un regain de vie. Les populations animales croissent en paix puisque la région a été désertée par les humains. Un ancien terrain de soccer ressemble maintenant à un parc rempli de buissons et d’arbres. Les gradins qui cernent le «parc» (un début de forêt, en fait) ajoutent une touche de surréalisme à la scène.
Il est possible de regarder le documentaire au long sur Google Videos en vous farcissant le téléchargement, ou encore par tranches de 10 minutes sur Youtube, en commençant par la partie un. L’émission est en anglais, bien sûr. J’ignore à quel point tout ceci est scientifiquement précis, mais ça reste très divertissant.
National Geographic a aussi produit un documentaire sur le même sujet, mais je n’ai jamais réussi à télécharger leur fichier. Donnez-moi en des nouvelles si ça vaut le coup. C’est intitulé Aftermath: Population Zero et il paraît que c’est un peu moins dramatique (dans le genre: «La nature se venge! Tous aux abris!»). À noter, on trouve des renseignements supplémentaires au sujet des deux documentaires sur Wikipédia.














