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Les cultures urbaines ont un QG à Lille

CECU by night (crédits photo : atelier d’architecture King Kong)

Le Centre Européen des Cultures Urbaine (CECU) a été inauguré à Lille le 4 octobre 2014 (après 2 ans de travaux pour un coût de 9,68 millions d’€) en présence de Martine Aubry, maire de Lille, et de Frédéric Neau, atelier d’architecture King Kong (dont le nom a beaucoup plu aux journalistes présents).

Situé dans le quartier Moulins, en continuité immédiate avec la Maison de Folie de Moulins, le bâtiment accueillera et accompagnera professionnels et amateurs pour mener à bien leurs projets et ainsi offrir aux cultures urbaines locales un véritable outil de développement et de promotion.

Les 4 050 m² du CECU sont ouverts sur le quartier avec des façades vitrées (en triple vitrage) qui donnent aux passants une vision sur les activités et les mouvements au sein du bâtiment, préservant les relations entre l’équipement et la rue, poumon des cultures urbaines. Situé à l’angle des rues d’Arras et Dupetit-Thouars, la maison du hip-hop s’érige en repère architectural dans le quartier.

Les espaces intérieurs se partagent sur 4 niveaux ayant chacun leur fonction :

Les architectes ont choisi un style architectural industriel avec de grandes poutres et poteaux qui rappellent l’histoire économique du quartier et l’imaginaire new-yorkais des friches urbaines que le hip-hop s’est habitué à s’approprier au fil des décennies. Tout ceci en respectant l’agenda 21 de la ville de Lille avec une empreinte écologique faible se traduisant par : la gestion des températures, la récupération des eaux de pluie, un éclairage basse consommation et la filtration de l’air (notamment dans la salle de graff).

Tous les étages fonctionnent en parfaite autonomie pour donner plus de liberté aux artistes et répondre aux besoins des utilisateurs. De nombreux évènements, à intervalle régulier, seront organisés pour faire vivre le CECU.

Si architecturalement parlant, le CECU est une réussite, on regrette fortement une dénomination à coucher dehors faisant plutôt penser à une structure de protection sociale qu’à un espace où l’on croise rappeurs, graffeurs et autres B-Boys…

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