L’enquête annuelle sur la qualité de la vie dans les grandes villes du monde publié par Mercer place pour la troisième fois consécutive Vienne en tête. La capitale irakienne, Bagdad, ferme la marche comme l’année dernière.
Le Costanera Center est un ensemble immobilier actuellement en construction à Santiago du Chili.
A force de controverses répétitives sur le Grand Paris et d’instrumentalisation politique, on finirait presque par se lasser de ces débats devenus finalement très parisiens. Et on se dit que les vrais défis urbains sont ceux de ces mégalopoles d’Amérique du Sud ou d’Asie qui, chaque année, doivent trouver les moyens d’accueillir plusieurs centaines de milliers d’habitants supplémentaires. Prenons le cas de l’Inde : l’agglomération de Mumbai, dont la population devrait passer de 19 à 27 millions d’habitants d’ici à 2025, est aujourd’hui écartelée entre deux extrêmes : d’un côté, son ambition de devenir une « ville globale » selon le modèle Shanghaï, de l’autre le poids de la pauvreté et de ses bidonvilles qui accueillent plus de la moitié de la population. Rien à voir ? Si justement, et c’est cela qui est passionnant. Car, avec ses enjeux urbains exacerbés, Mumbai fonctionne comme un miroir grossissant de l’évolution des plus grandes villes mondiales, et nous ramène à… Paris.