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Un sixième pont à Bordeaux

L’agglomération de Bordeaux continue le rattachement entre sa rive gauche et sa rive droite avec un nouveau à venir au-dessus de la (le sixième) : le Pont Jean-Jacques Bosc.

Pont Bosc Bordeaux

(en bas) et Feichtinger (en haut) en course pour le pont Bosc à Bordeaux. Crédits photo : / Dietmar Feichtinger

Le jeudi 13 juin dernier, Vincent Feltesse, président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, a annoncé que sur les cinq projets qui ont concouru, deux ont été sélectionnés pour la « finale ». Il s’agit des projets de Dietmar Feichtinger et de OMA.

Le projet OMA

L’équipe de OMA propose un projet que Clément Blanchet (directeur du projet) qualifie d’expression simple et directe à la fonctionnalité de l’ouvrage qui ne soit pas chargé par l’ et la technologie, d’où une solution presque primitive.

Le projet se veut de repenser l’objectif fondamental d’un pont en essayant d’apporter des solutions pour les besoins d’une ville qui se développe et évolue mais également en anticipant les changements d’habitudes en termes de . Bien entendu, OMA reste attentif aux règles de l’art dans la technique et la fonction de l’ouvrage.

Le pont n’est pas l’évènement dans la ville mais peut accueillir les évènements de la ville. La simplicité de la plate-forme et la neutralité des espaces permet son évolution dans les besoins futurs de déplacements et s’intègre immédiatement dans le urbain.

Par ses dimensions et sa surface (545 m de long et 44 m de large), le pont crée un véritable boulevard urbain où toutes les mobilités trouvent leur place, de la marche à pied à l’ en passant par les et les pistes cyclables.

Le projet Feichtinger

La philosophie du projet de pont se veut être une présence douce, un prolongement naturel du urbain de l’agglomération plutôt qu’un simple lien fonctionnel. Le pont sera le maillon entre les quartiers de Belcier et la ZAC des quais de Floirac proposant des usages urbains sans discontinuités.

La technicité joue un rôle important : pont intégral d’un seul tenant, sans joint de dilatation, avec des piles encastrées et des appuis sur les culées; sans pour autant imposer son infrastructure afin de respecter le paysage fluvial.

Les différents tabliers sont polyvalents et permettent la redistribution des modes de pour anticiper les évolutions de la mobilité. Le tablier central accueille le trafic automobile et le passage d’un TCSP alors que les tabliers latéraux sont dédiés aux mobilités douces et à la urbaine, proposant une continuité entre les espaces publics de part et d’autre du pont.


La décision finale sera prise en décembre 2013 et la livraison de l’ouvrage est espérée pour fin 2018.

À propos Pierre Tardy

Rédacteur pour Urbanews.fr & chargé de développement du Cluster HBI. Diplômé de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de Lille (IAUL).

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