La plupart des grands groupes ayant un pied dans l’aménagement, l’énergie, le transport, les travaux publics ou le numérique se sont dotés de missions ou de directions Grand Paris, plus ou moins officielles. Crédits photo : Hamilton / Rea
Entre veille et lobbying, les grandes entreprises apportent leur pierre à l’édifice du Grand Paris sous forme d’études, de colloques, de missions de conseils. Avant même le premier coup de pioche, le projet agit comme un catalyseur de R & D interne.
Lexique
L’appellation « Grand Paris », marque non déposée, couvre un vaste domaine et beaucoup d’acteurs.
La Société du Grand Paris a été créée en juillet 2010. Elle est le maître d’ouvrage du Grand Paris Express, le métro souterrain dont les travaux commenceront au mieux fin 2013. La SGP est financée par l’emprunt, l’impôt et une subvention qui reste à définir. Elle sera le propriétaire du réseau mais pas son exploitant. Elle a lancé plus de 200 appels d’offres pour des marchés aussi variés que le forage, l’organisation de la concertation ou la maîtrise d’oeuvre des 23 premières gares et la construction du premier tronçon de la ligne Rouge qui devraient être attribués début 2013.
L’Atelier International du Grand Paris regroupe 15 groupements d’architectes associés à d’autres spécialistes de la ville. Deux des dix ayant participé au premier appel à projets ne sont plus en lice, sept nouveaux sont entrés dans l’équipe. « Chacun définit lui-même le cahier des charges sur lequel il va travailler, c’est un peu étrange et plutôt mal organisé. Le lien entre les territoires et le projet de métro est pour l’instant inexistant« , commente l’un des membres d’une équipe.
Paris Métropole est un syndicat mixte d’études regroupant 199 communes de toutes couleurs politiques, dont certaines ont signé des contrats de développement territorial avec l’Etat.










