Construction d’une route à Hyderabad, dans le sud-est de l’Inde. Actuellement, les routes nationales, qui accueillent 40 % du trafic, ne représentent que… 1,7 % du réseau. Crédits photo : Mahesh Kumar / Sipa
Les pannes d’électricité géantes de cet été l’ont confirmé : l’Inde a besoin d’investissements gigantesques pour moderniser ses infrastructures. Procédures administratives et financements, tout est à remettre à plat.
De nombreux projets au point mort
Sur les 564 principaux projets d’infrastructures en cours, un quart est dans les délais, 42 % sont en retard et 31 % n’ont pas de date d’achèvement programmée.
Dans les chemins de fer, 1 750 km de lignes ont été édifiées de 2006 à 2011 contre 14 000 en Chine (dont de nombreuses lignes de TGV, inexistantes en Inde).
Les routes nationales, qui accueillent 40 % du trafic routier, ne représentent que 1,7 % du réseau indien. Un quart seulement est à quatre voies.
Le projet d’autoroutes reliant les quatre principales villes du pays a neuf ans de retard.
Alors que l’objectif de construction d’autoroutes est de 20 km par jour, le chiffre réel est passé de 13,72 km par jour en 2009-2010, à 10,39 en 2011-2012.
Sur les 276 projets de développement des capacités des principaux ports, 50 seulement ont été achevés.
0,8 GW de capacité de production d’électricité nucléaire a été réalisé entre 2007 et 2012, contre 3,16 GW programmés.
Sources : Rapport « Accelerating implementation of infrastructure projects », Ernst & Young, Ficcis












