"Un projet aussi important, qui engage la vie de millions d’habitants, ne peut se faire sans concertation", explique Cécile Duflot à propos du Grand Paris. Crédits photo : Jean-Baptiste Quentin / Le Parisien
Cécile Duflot, la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, prendra la parole ce matin pour la première fois sur la question sensible du Grand Paris.
Le Parisien (voir également Le Monde et Le Figaro)
Un projet qui se cherche encore
En son temps, un certain Charles de Gaulle aurait peut-être eu la tentation de l’appeler « le machin » , tant la notion de Grand Paris paraît encore confuse dans l’esprit des habitants d’Ile-de-France et de nombreux élus. Car aujourd’hui, même si ce vaste chantier va conditionner la vie de millions d’habitants dans les prochaines décennies, le Grand Paris reste plus un vœu qu’une réalité : transformer Paris et son agglomération en une métropole. Principale source de confusion, le Grand Paris se décline sur deux niveaux de lecture, un territorial et un institutionnel. Sur l’aspect territorial, personne n’est vraiment d’accord, entre ceux qui défendent une zone resserrée sur Paris et les villes proches, ou Paris et les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne); ceux qui poussent jusqu’aux villes nouvelles de grande couronne, comme Marne-la-Vallée ou Evry ; ceux qui englobent toute l’Ile-de-France; et même ceux qui évoquent un Grand Paris élargi aux régions mitoyennes. Quant au niveau institutionnel, il comprend, d’une part, Paris Métropole, syndicat intercommunal lancé par le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, en 2009, regroupant des collectivités de l’ensemble de la région parisienne et n’ayant aujourd’hui qu’un rôle de réflexion, et, d’autre part, la société du Grand Paris, une structure étatique créée par Nicolas Sarkozy, chargée du projet de supermétro interbanlieues, le Grand Paris Express, bouclé en 2025. Le seul projet vraiment concret à ce jour.









