Vue sur l'immense chantier de Gatún, future entrée des post-panamax côté Atlantique. Des forêts de grues et une armada de bétonnières préparent les bassins et l'installation des portes. Crédits photo : Christophe Lepetit
En 2014, à l’occasion de son centenaire, le canal de Panamá ouvrira ses nouvelles écluses aux post-panamax, ces immenses navires de fret qui ne pouvaient traverser l’isthme. Un chantier pharaonique sur lequel auront travaillé 20 000 hommes.
Le canal en chiffres
L’élargissement du canal de Panamá, c’est aussi une batterie de chiffres qui donnent le vertige. Si, à partir de 1881, Ferdinand de Lesseps a déblayé avec ses dizaines de milliers d’ouvriers 59 millions de mètres cubes de terre, et les Américains 153 millions entre 1907 et 1914, les équipes de 20 000 hommes sur le terrain entre 2007 et 2014 auront déplacé 150 millions de mètres cubes.
Les nouvelles écluses mesureront chacune 427 mètres de long sur 55 mètres de large pour une profondeur de 18,3 mètres, contre 304,8 mètres de long sur 33,5 mètres de large et 12,8 mètres de profondeur pour celles qui sont actuellement en service.
Les portes de ces écluses, véritables joyaux de technologie, afficheront 56 mètres de large, 31 mètres de haut pour une épaisseur de 10 mètres.
Sur les chantiers Atlantique et Pacifique, on dénombre 76 grues géantes, 88 bétonnières, 47 excavatrices et pelleteuses qui creusent puis remplissent chaque jour 107 camions de la taille d’une maison. Chacun de ces camions peut charger l’équivalent de 120 tonnes de rochers ou de terre.
Les voies spéciales d’accès au canal pour les post-panamax mesurent 6,1 kilomètres côté Pacifique et 3,2 kilomètres côté Atlantique.
Chaque sas des nouvelles écluses disposera d’un bassin de récupération d’eau permettant d’économiser 60 % des 197 000 000 de litres d’eau utilisés à chaque éclusage.Le dragage du canal aura permis de retirer 40 millions de mètres cubes de terre.












