Accueil > Thèmes > Développement Durable > Des grappes de salariés pour covoiturer

Des grappes de salariés pour covoiturer

Beaucoup d’espoir. Beaucoup d’envie. Beaucoup de militants et de convaincus. Pourtant, combien d’entre-nous voient autour d’eux le nombre de covoitureur augmenter? Combien de français utilisent-ils le pour aller à leur travail, réduisant leur facture transport et leur empreinte carbone d’autant? Oui, le n’attire pas les foules et en particulier les salariés.

Le plus rédhibitoire pour les covoitureurs est le fait de rester dans l’incertitude la plus totale quant leur trajet. L’inquiétude de ne pas tenir ses engagements demeure ainsi une problématique : respecter les horaires fixées, informer en cas de problèmes rencontrés,…

Il apparait nécessaire que les flux d’information circulent régulièrement pour rassurer les covoiturés et éviter que le doute ne s’instaure. Or, les sites de covoiturage aujourd’hui ne proposent pas de réels informations automatiques, pourtant les technologies le permettent.
C’est pourquoi, la start-up Fluide a décidé de mettre au point GéoCar, une solution destinée au trajets quotidiens domicile-travail.

L’idée est la suivante : GéoCar se base sur le principe des grappes d’usagers. Aussi, imaginez que les trajets théoriques soient calculés dans une entreprise pour tous les salariés à partir de leurs adresses transmises anonymement par la société. A partir de ces données, un système automatisé constituera des « grappes » théoriques d’usagers qui auront en commun une partie de leurs trajets quotidiens. A leur tour, les salariés pourront volontairement communiquer leurs trajets réels afin d’intégrer le système.

En fonction, de leurs besoins, les salariés passeront d’une grappe à l’autre. Ils pourront choisir d’être conducteur un jour, passager le lendemain ou interroger le système qui proposera la meilleure solution au cas par cas, afin qu’en une période donnée, le maximum de personnes puissent covoiturer ensemble.

Benoît Reynaud-Lacroze l’un des associés de Ville Fluide précise cependant, qu’il ne s’agit pas de covoiturage dynamique tel qu’on se l’imagine. Vous ne quitterez jamais votre domicile en tant que passager si vous n’avez pas déjà votre conducteur de retour le soir .

Ajoutons que l’intérêt du fonctionnement par grappe est d’anticiper une éventuelle rétractation au dernier moment, de l’un des utilisateurs.

 Si le conducteur réservé pour le retour fait défaut, tous les conducteurs de la grappe sont en repli derrière.En aucun cas un passager ne se verra proposer une voiture s’il n’y a pas au minimum deux conducteurs derrière lui .

Comme d’autres services de ce type, GéoCar passe par l’usage de smartphones dotés d’outils de géolocalisation. Mais contrairement aux autres outils, GéoCar ne souhaite pas accroître la fracture . Aussi, il est prévu de fournir à tout covoitureur un téléphone packagé qui sera son terminal de mobilité. L’acquisition budgétaire est par ailleurs minimisée car il n’est pas question de proposer à l’entreprise, des smartphones de dernière génération. Ces derniers seront en outre équipés de cartes SIM « machine to machine », moins coûteuses que les cartes SIM « voix » et qui permettent seulement l’échange de données. Les coivoitureurs payeront un abonnement mensuel forfaitaire de 15 euros, auquel les entreprises pourront participer, sur le même principe que le remboursement des frais de transport en commun.

Aussi, ce GPS de poche permettra aux passagers d’une part de suivre en temps réel la localisation des voitures dans lesquelles ils vont embarquer et d’autre part de savoir à quel moment quitter leur domicile. De leur côté, les conducteurs pourront visualiser une des lieux où ils pourront récupérer des passagers tout le long de leur parcours.

En prime, la question de la sécurité est également assurée : « les conducteurs ne reçoivent jamais de messages leur proposant un nouveau passager à prendre quand ils conduisent ».

Le lancement commercial de GéoCar est prévu le 7 novembre prochain dans une entreprise de 2 400 salariés du plateau de Vélizy, en région parisienne, où trois quarts d’entre eux utilisent quotidiennement leur véhicule personnel.

À propos Lauren Moine

À lire également