« La ville basse consommation, un défi »

Gérard Magnin, 58 ans, délégué général d’Énergie-Cités depuis 1994, est à l’origine de ce réseau réunissant 1 000 villes de trente pays européens.

Le Monde.fr

La Suisse et l’Allemagne en avance

  • La Suisse et l’Allemagne ont, depuis beaucoup plus longtemps que la France, développé les bâtiments basse consommation, surtout pour le logement.
  • Minergie est le label suisse, avec une consommation maximale de 42 kWh/m²/an d’énergie primaire, mais qui ne prend en compte que le chauffage, l’eau chaude et la ventilation, pas l’éclairage ni l’électroménager.
  • Passivhaus est le label allemand, avec une consommation maximale de 120 kWh/m²/an d’énergie primaire, toutes consommations incluses, y compris l’électroménager, dont un maximum toléré de 15 kWh/m²/an d’énergie finale pour le chauffage seul.
  • L’énergie primaire est la quantité d’énergie nécessaire pour fournir 1 kilowattheure (kWh) consommé dans le bâtiment, tel que mesuré au compteur. Des coefficients de conversion, variables selon le combustible, ont été fixés, mais ils sont sources de polémique. Ainsi, selon la réglementation, 1 kWh d’électricité finale nécessiterait 2,58 fois plus d’énergie primaire, alors qu’un calcul scientifique aboutit plutôt à 3,25… (la Suisse retient un coefficient de 2, l’Allemagne de 2,7). Pour le gaz, le fioul, le chauffage urbain et le bois, le coefficient est de 1, mais le bois étant un combustible renouvelable, son coefficient serait plus proche de 0,2, et celui du chauffage urbain alimenté à 50 % par l’incinération de déchets de 0,8.

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A propos de l'auteur
Webmaster d'UrbaNews.fr. Curateur de la Revue de Presse. Diplômé de Master 1 en Urbanisme et Aménagement (IUL, UdM). Diplômé de premier cycle en architecture (ENSAL). Facebook | Twitter | LinkedIn
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